La photo de nuit

Avec les progrès technologiques des appareils la photo de nuit est devenue plus accessible. Mais elle présente toujours de sérieuses contraintes qui ne la rendent pas vraiment facile.

En photo de nuit les lumières proviennent souvent de plusieurs sources qui n’ont pas souvent la même température de couleur. L’appareil peut se perdre dans la définition de cette température. Solution : shooter en raw, éventuellement utiliser des filtres pour harmoniser, ou des calques en post-production.

Concernant la quantité de lumière disponible, il vous faudra sans doute faire des choix sur le temps de pose, l’ouverture, la montée en isos. Tout dépend du sujet. En général si vous avez un trépied et un sujet fixe mieux vaut privilégier l’allongement du temps de pose (variante qui résiste mieux au bruit numérique que la montée en isos).

Les éclairages colorés variés : un vrai casse tête !

Enfin la répartition de la lumière : souvent l’éclairage est mal réparti et on se retrouve avec des zones écrêtées (brûlées ou bouchées). Plusieurs solutions sont possibles : faire un bracketing d’exposition (HDR), mettre un filtre, choisir une exposition moyenne, …


Si votre sujet est en mouvement (photos de concerts, de sport, etc.) vous n’aurez que 3 choix possibles à ouverture choisie : apporter un éclairage supplémentaire (flash) ; accepter et jouer avec le flou (trainées lumineuses, etc.) ; monter en isos. L’utilisation du flash (souvent très mal vue) est à mon sens la plus mauvaise solution, sauf à maîtriser parfaitement son usage et à pouvoir le déporter.

Un peu floue …

Le problème de la stabilité de l’appareil pour les poses longues se résout facilement avec un support : appui, trépied, etc.  Les appareils modernes possèdent des dispositifs anti-bougé. Ils permettent de gagner plusieurs IL en vitesse.


… au pluriel en fait. Il y a principalement deux sortes de bruits numériques : de luminance (des grains gris et noirs) et de chrominance (des grains colorés). Deux facteurs sont responsables de ces détériorations de l’image : la montée en isos (amplification du signal de base) et le temps de pose (échauffement du capteur). Le bruit de chrominance est particulièrement inesthétique). Testez votre appareil pour voir jusqu’où aller. Dans ce cas encore privilégier le raw, il donne plus de possibilités en post-traitement.


La photo astronomique : c’est un domaine très spécifique qui nécessite en général du matériel particulier. On peut cependant faire de jolies images de la voie lactée avec un réflex classique mais ça demande de solides connaissances techniques (en général on empile plusieurs clichés) et surtout de trouver le lieu idéal, loin de la pollution lumineuse et atmosphérique (en montagne). Cette spécialité demande technique et engagement (d’où la faible qualité de mes clichés). Allez voir les spécialistes !

La nuit américaine … on triche ! Très utilisé au cinéma (conf. Le film de F. Truffaut) ce procédé consiste à simuler la nuit en plein jour. Grosso modo on place un filtre bleu foncé sur l’objectif, et/ou on sous-expose au maximum. Puis on compense cette sous-exposition par une lumière qui n’éclairera que le premier plan (flash, si possible déporté). On peut faire pareil en photo avec un filtre gris neutre et un coup de flash sur le sujet au premier plan.


Amusez-vous bien ! De nuit vous augmentez vos chances de trouver des sujets originaux. Vous serez plus tranquille : plus de temps, moins de monde.

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