Sous ces noms anglophones se cache un style particulier de photos qui privilégie les hautes ou les basses lumières.
· Les images en high-key présentent une forte dominante dans les hautes lumières, elles sont claires
· Les images en low-key c’est le contraire, elles sont sombres. Le Caravage, maître du clair-obscur excellait dans ce second domaine !
Jusque-là ça paraît assez simple. Oui mais !
- Il ne faut pas brûler les blancs ou boucher les noirs, mais chercher une grande subtilité dans les hautes lumières ou les tons sombres pour bien mettre en valeur ceux-ci. Et là ça devient compliqué !
- Il ne faut surtout pas que les tons opposés disparaissent totalement. C’est un décalage subtil vers un des côtés de l’histogramme, pas un truc de bourrin !
- Il est indispensable d’anticiper et prévoir de faire une telle image, pas croire qu’il suffit de sur ou sous exposer au développement.
- Vous devrez choisir votre sujet, votre fond, et éclairer le tout subtilement. Vous pourrez faire un low-key avec un sujet clair, mais plus difficilement faire un high-key avec un sujet sombre.
- La dimension “psychologique” joue aussi un grand rôle : un bébé conviendra mieux à un high-key, un vieux marin buriné à un low-key.
- Enfin, pour des raisons techniques, avec un capteur numérique, vous aurez davantage de subtilités dans les tons clairs que dans les tons sombres. Il est utile de le savoir.
En résumé la gamme sombre ou claire est très développée, les tons moyens presque inexistants et le côté opposé doit exister mais en quantité très inférieure au côté principal. Le mieux c’est d’observer les histogrammes : nettement décalés d’un côté mais pas collés aux extrêmes.
Composition
- Les choix du sujet et du fond sont importants.
- L’éclairage est capital. Le low-key se satisfait d’un contrejour, le high-key d’un éclairage plus franc. En extérieur comme en studio.
- Organisez votre composition, le sujet et l’éclairage ne font pas tout.
Matériel
- Votre appareil doit pouvoir fonctionner en mode manuel, ou au moins offrir la possibilité d’effectuer une correction d’exposition.
- Un trépied est utile.
- Soigner l’éclairage, il est décisif en intérieur comme en extérieur.
Réglages
- Forcément en exposition manuelle, ou correction d’exposition.
- Bas ISO pour le high-key, moins important pour le low-key, mais le bruit numérique doit absolument être maîtrisé.
- Vous allez devoir ne pas respecter les indications de la cellule. Sur ou sous exposez suivant votre choix, MAIS sans écrêter c’est là la difficulté !
- Mise au point AF-S ou manuel.
- Ouverture pour avoir un bon piqué, surtout en high-key (f:+1 du minimum et jusqu’à f:11).
- Ne vous découragez pas à la vue de l’écran de l’appareil il est peu performant dans ces circonstances.
Développement
- Là, travailler en raw est un énorme avantage, vous allez avoir beaucoup plus de possibilités d’affiner le résultat.
- Il va s’agir d’obtenir un histogramme satisfaisant en jouant sur l’exposition, et les réglages de tonalités (tons clairs, et sombres blancs et noirs).
- L’usage de l’outil courbe de réglage (il existe sur tous les logiciels) sera pertinent.
- Recadrer si nécessaire.
- Envisager le noir et blanc qui exploite bien les images graphiques.
- Attention aux tirages, faites des essais avant de tirer en grand format. L’impression papier « diminue » la luminosité du cliché par rapport à l’écran.





